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Le cinéma passe au numérique

70 ans de cinéma !... De la bobine au disque dur

Depuis fin août 2012, le numérique a pris place dans la salle de projection du cinéma Espérance. Cette association créée en 1942 a vu différentes techniques se succéder au fil des années. Yves Delarue et Jean-Pierre Henry, projectionnistes bénévoles, nous entraînent dans les secrets de la salle obscure.


Le premier film projeté en numérique au Cinéma Espérance le 22 août dernier, était « Adieu Berthe ». Ce titre évocateur sonne comme un écho à la fin d’une technique et d’un savoir-faire qui ont marqué Yves, projectionniste depuis 16 ans au   cinéma : « Quand l’heure de la retraite a sonné, j’ai rejoint l’équipe du cinéma. C’est une vraie passion, j’ai passé des heures à assembler les pellicules, soit plus de 3 000 mètres pour un film de 2h, à surveiller les calages de bobines, à rester attentif aux grésillements et au cadrage ». Sans verser dans la nostalgie, Yves avoue avoir un pincement au cœur en voyant disparaître le 35 mm et le savoir-faire des anciens projectionnistes. Le passage au numérique est surtout une révolution pour les professionnels du cinéma. Pour le public, l’image est de meilleure qualité. Cette transition est tout aussi importante que le passage de la cassette audio au CD, de la cassette vidéo au DVD. En 2008, 5 % des 5 500 écrans que compte la France étaient équipés en numérique, ce chiffre atteignait 90 % en septembre 2012, soit plus de 5 000 écrans.

Des adaptations nécessaires

Dans la cabine de projection de la salle chartraine, trois générations de projecteurs sont présentes. Le 16 mm fait figure d’antiquité… Le numérique qui règne aujourd’hui, est relié à un espace temporaire de stockage informatique. Cette technologie a, toutefois, un coût auquel l’association a dû faire face. Elle a sollicité la commune de Chartres pour cautionner un emprunt de 60 000 € remboursable sur 10 ans par l’association (Conseil Municipal du 27 février 2012).
Les huit projectionnistes bénévoles du Cinéma Espérance se sont initiés au nouveau fonctionnement. Jean-Pierre, devant son écran, réceptionne le fichier du dernier « Astérix et Obélix » que l’association vient de recevoir : « Dorénavant, le film arrive sur un support externe de stockage sécurisé. Le temps de notre utilisation il est transféré sur notre bibliothèque temporaire, puis le disque est envoyé à un autre cinéma et ainsi de suite ». Si l’opération est encore délicate pour certains, les bénévoles s’investissent dans l’intérêt du spectateur. Cette qualité du service explique le succès et la longévité du cinéma chartrain.
De l’ancienne salle route de Nantes au nouvel équipement adapté près du Pôle Sud, le cinéma Espérance a traversé les époques en se modernisant. Ouvreurs, caissiers, vendeurs de bonbons ou projectionnistes, une équipe de plus de 50 bénévoles se relaie tous les jours pour faire vivre cette association très ancrée sur le territoire. Rendez-vous au ciné !

 

En chiffres

. Les 3 plus fortes affluences en 35 mm depuis l'ouverture de la salle en 2005 : La môme (2007) : 1 948 spectateurs. Bienvenue chez les Ch'tis (2008) : 4 154 spectateurs. Intouchables (2011) : 2 681 spectateurs.
. En 2011, 37 015 spectateurs, 150 films projetés et 379 séances programmées (342 en 2006).
. En 2011, c'est la séance du mardi soir qui accueille le plus de spectateurs. 

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